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Histoire du Maghreb تاريخ المغرب الكبير

La légitimité mérinide : le califat de référence et Imarat al-Muslimîn

Le recours au légitimisme extérieur, dès les premières victoires militaires, illustre les difficultés de la rébellion des tribus Banû Marîn à trouver une légitimité endogène, à cause de l'absence d'une base de légitimité (Dacwa). Le phénomène de la reconnaissance du calife hafsîde était une expérience de recherche par les Mérinides, et en plein guerre de conquête, d'une Dacwa (le projet politico-religieux et social), afin de justifier leur sortie spectaculaire des territoires traditionnels, où ils ont été repoussés depuis l'avènement de la dynastie almohade.

Les Banû Marîn du Sahara oriental, comme agresseurs des centres urbains, bandits des grands chemins par la force des armes, n'avaient aucune doctrine de rechange à présenter à la communauté musulmane, c'est-à-dire une doctrine qui au moins symbolise leur rébellion aux yeux des groupes sociaux ruraux et urbains. A vrai dire la décomposition de l'empire almohade, et les changements rapides qui ont suivi sur la scène politique du Maghreb auraient sans doute fait basculer les élites des nomades mérinides, qui ont gardé une longue tradition guerrière. Ils disposaient en même temps d'une force en hommes et en armes capable de conquérir, mais faible pour justifier leur présence sur le plan politique.

D'où les questions : Pourquoi ce recours précipité vers la reconnaissance du calife hafsîde de Tunis comme héritier légitime des territoires du Mahdî ? Pourquoi ce recours venait-il après le contact des Mérinides avec les centres urbains ? Une simple manœuvre politique de la part des dirigeants du mouvement ou au contraire un "suivisme" durable qui allait affecter la titulature mérinide ? L'héritage était-il almoravide ou almohade ? C'est à ces simples questions de base qu'on essayera de répondre.

Malgré la restauration du mahdisme en Occident musulman par le calife al-Rashîd, la coupure a été profonde entre les shaykhs almohades et leurs descendants (les partisans de l'ancien régime, les orthodoxes du pouvoir) d'une part, et les califes de Marrakech (les rénovateurs) de l'autre (1).

Les Almohades ont confié leurs provinces lointaines aux descendants des shaykhs, ainsi en 1207 ap.J.C. Le calife al-Nâsir avait désigné à la tête du gouvernement de l'Ifrîqiya Abû Muhammad cAbd al-Wâhid, l'un des fils de cUmar Abû Hafs le chef des Hintâta (2). En 1226 ap.J.C, le calife al-cÂdil aurait renouvelé la désignation des Hafsîdes à la tête de la province de Tunis (3), malgré l'incident qui a surgi au cours de la Bayca (4), qui reflète, pour le moins qu'on puisse dire, l'état d'esprit des gouverneurs hafsîdes et leur tentation d'indépendance vis-à-vis de Marrakech. Ces dernier, forts de leur père fondateur Abû Hafs, ami intime d'Ibn Tûmart et l'un des dix premiers disciples à Tinmal, ainsi que les succès militaires de ces derniers contre les Banû Ghâniya, avait mis du côté des Hafsîdes les éléments de bases pour maintenir une certaines indépendances vis-à-vis du pouvoir central. Ils étaient en même temps liés d'une manière ou d'une autre à la dynastie mû'minide, au nom de laquelle ils ont proclamé leur indépendance.

Après les réformes du calife al-Ma'mûn qui ont touché les traditions les plus sacrées de la Umma almohade, motif donné aux Hafsîdes, le gouverneur Abû Zakariyâ Yahyâ répliqua par une décision qui interdit toute prière au nom d'al-Ma'mûn de Marrakech (5). Ce dernier aux yeux des shaykhs almohade de Tunis ne représentent plus le califat de l'Imâmat mahdiste, ni celle de ses successeurs les califes orthodoxes mu'minides, puisque seule l'appartenance au mahdisme donnera la légitimité au pouvoir politique et au titre califien dont il dispose.

Les Hafsîdes avaient maintenu le nom du Mahdî et des califes orthodoxes dans la Khutba du vendredi, ainsi que l'enseignement de la doctrine almohade dans la madrasa de la Qasba de Tunis (6). Dès 1236-1237 ap.J.C, la prière se faisait au nom de l'Emîr Hafsîde (comme titre) et du Mahdî et des califes orthodoxes (comme référence doctrinale), avec des assauts militaires sur les territoires de l'ancien royaume Fâtinido-Zîride du Xe siècle (7).

A l'inverse des Almoravides et des Almohades, la période du mouvement mérinide avait connu seulement la liaison société d'accueil / élites des tribus. L'absence de la Dacwa (le projet politico-religieux et social) avait fait basculer le mouvement des tribus Banû Marîn, au cours de leur conquête au Maghrib al-Aqsâ. A vrai dire le projet mérinide tel qu'il avait existé, comme projet économique, ne pouvait en aucun cas répondre à la totalité des objectifs, à leur tête la légitimité de droit. Ces difficultés avaient coïncidé avec une situation très complexe sur le plan politique en Occident musulman.

Pourquoi donc les Mérinides avaient-ils géré pendant la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle, à deux reprises le recours au légitimisme extérieur ? Pourquoi les Hafsîdes étaient-ils la référence des Mérinides ?

Au milieu de l'anarchie, la rébellion des tribus Banû Marîn, cAbd al-Wadîde et la dissidence Nasrîde étaient des rebellions face à deux pouvoirs califaux puissants sur le plan idéologique. Le pouvoir almohade de Marrakech avait gardé un certain prestige en Occident musulman, malgré les défaites militaires, tandis que le pouvoir hafsîde à Tunis avait organisé ses institutions politiques et sa puissance militaire pour s'imposer sur l'ensemble des territoires de l'empire almohade. Les cAsabiyât Zanâta du Maghrib occidental et du Maghrib central étaient peu préparées sur le plan idéologique, tandis que les Hafsîdes étaient les seuls à avoir mis en place une légitimité endogène de référence mahdiste.

La suprématie des Hafsîdes a été réalisée à partir de trois orientations politiques :

1-La titulature des Hafsîdes avait représenté Abû Zakariyâ' comme le symbole de la puissance mû'minide. Il était le représentant incontestable de l'orthodoxie almohade que les califes de Marrakech ont délaissée à partir de 1238 ap.J.C. Son fils Abû cAbd Allâh (1249-1277 ap.J.C) avait achevé la constitution du pouvoir califien, en prenant le titre d'Amîr al-Mu'minîn en 1253 ap.J.C. La disparition des institutions almohade au Maghrib avait permis aux Hafsîdes de reprendre les anciennes institutions politiques. A côté des assemblées consultatives traditionnelles qui avaient représenté en particulier les tribus almohades, les Hafsîdes avaient ajouté des catégories de dignitaires. Les dignitaires militaires (les hommes de l'épée). La catégorie de "Ahl al-Shûrâ" qui était un organisme consultatif, ces membres représentent les shaykhs almohade de l'Ifrîqiya. Sâhib al-Shûrâ était le conseiller personnel du calife. La titulature des Hafsîdes a été de plus en plus dotée d'un style protocolaire religieux. Le nom de l'Imâm était accompagné du qualificatif saint ou "sacré" (Muqaddas), pûr (Tâhir), ainsi que de l'expression (al-Hadra al-caliya al-Ssaniya al-tâhira al-qudusiya) "Présence pur sainte".

2-Sur le plan extérieur les fidèles de l'ancien régime avaient prononcé le nom du Mahdî à Valence, Séville, Xeres, Tarîfa, Grenade (8), Tanger, Ceuta et al-Qasr al-Kabîr. La disparition du califat cAbbâside sous les coups des Mongols et la reconnaissance du Chérif de la Mecque en 1257 ap.J.C au pouvoir hafsîde, puis celle des sultans Mamlûk d'Egypte en 1262 ap.J.C avait fait des Hafsîdes les seuls continuateurs du pouvoir califien au Maghreb. Cette symbolique était une politique qui visait en grande partie à rassembler tous les contestataires du pouvoir almohade de Marrakech.

3-Les Hafsîdes avaient bénéficié de leur appartenance à la tribu Hintâta qui avait joué un rôle très important dans la politique des Almohades durant la période de leur force en Occident musulman. On pouvait même dire qu'être originaire du Haut Atlas occidental avait en quelque sorte légitimée la revendication hafsîde sur les territoires du Maghrib occidental. Pendant la période préparatoire du mouvement mérinide, et au cours du mouvement politique, les facteurs politiques et économiques apparaissaient déterminants, dans une large mesure, en matière de légitimation. Il n'est pas surprenant que le défaut d'avoir un guide et une Dacwa n'avait pas permis aux tribus Banû Marîn de mettre en place une légitimité endogène, dès le début de leurs actions militaires. On peut même aller jusqu'à dire, que la troisième force idéologique et spirituelle qui avait complété la liaison société d'accueil / élites des tribus / culamas Nord-africain dans l'expérience almoravide et almohade, n'avait pas existé dans l'expérience mérinide. Ces pour cette raison fondamental que les Mérinides avait fait recours au légitimisme hafsîde.

En effet, dès que le calife hafsîde avait conclu une alliance avec les Banû cAbd al-Wâdes, contre le pouvoir des Almohades de Marrakech. Les Mérinides n'avaient pas tardé à faire savoir à l'autorité de Tunis, qu'ils avaient la possibilité de faire instaurer le pouvoir califien sur tous les territoires qui pouvait tomber entre leurs mains. C'est pourquoi dès que les Mérinides sous l'autorité de Abû Bakr avait conquis la ville de Fès, les habitants avait prêté serment d'allégeance au pouvoir hafsîde de l'Ifrîqiya. Abû Yacqûb de son côté avait demandé au successeur d'Abû Zakariyâ' une autorisation pour attaquer la capitale Marrakech.

Cependant, le nom d'al-Mustansir a été inséré dans la Khutba du vendredi, tandis que le titre Emîr  d’Abû Yûsuf Yacqûb, suivant l'exemple des Almoravides, était remplacé par Amîr al-Muslimîn (9). Pendant toute la période mérinide, les détenteurs du pouvoir se sont contentés de ce titre qui les plaçait au-dessous du pouvoir califien, à l'exception du souverain Abû cInân qui apparaît comme un réformateur politique. Ibn Batûta, dans la dédicace de son livre au sultan avait écrit : "Nous prions Dieu d'accorder à notre Maître Calife, le Prince des Croyants, qui met sa confiance dans le Souverain des mortels, qui combat dans la voie de Dieu et qui est fortifié par son recours, Abû cInân Fâris" (10). Cette tentative d'Abû cInân était la seule durant la période mérinide. Elle était due en grande partie à l'évolution politique du Moyen-Orient, avec la disparition du calife cAbbâside. Malgré l'indépendance vis-à-vis des Hafsîdes, les souverains mérinides avaient fait d'une manière indirect recours à l'Orient par l'envoie des Coran et des donations pieuses à la Mecque (11).

L'exemple mérinide a été à la fois une tentation pour récupérer l'héritage des pouvoirs sunnites précédents et une tentation de réponse à leurs difficultés idéologiques. En un mot c'était la dernière expérience de la mise en place du pouvoir à base de cAsabiya-Dacwa.

 

(1)-N : Les décisions d'al-Ma'mûn, pour les moins étranges, ont mis tout le système politique du régime almohade en cause, à savoir :

1-Le massacre des shaykhs : Les premiers qui ont été visés par cette décision, les Almohades de Tinmal et de Hintâta, défenseurs les plus farouches du mahdisme (voir IBN cIDÂRÎ, al-Bayân al-mughrib..., partie almohade..., p., 285). L'historiographie arabe rapporte que le nombre de tués a été de cent shaykhs dans la capitale Marrakech selon IBN KHALDÛN cAbd al-Rrahmân, (al-cibar..., T., VI, p., 530) et IBN cIDÂRÎ (al-Bayân al-mughrib..., p., 285), tandis que l'auteur d'al-Hulal al-mushiya..., p., 165, avance le chiffre de cinq mille shaykhs. Au delà de ces chiffres difficiles à vérifier, les descriptions des auteurs musulmans ont été formelles sur ce massacre des shaykhs et sur l'implication du Qâdî al-Mâkidî dans la décision d'al-Ma'mûn par sa fatwa sur la Bayca.

2-Mettre fin à l'état doctrinal du Mahdî: En supprimant le nom du Mahdî du prône (Taslît, appel a la prière en langue berbère), et des monnaies, al-Ma'mûn avait mis fin à toute la théocratie de l'ancien régime (voir IBN KHALDÛN, al-cibar..., T., VI, p., 530 et IBN cIDÂRÎ, al-Bayân al-mughrib..., pp., 286 à 287, en particulier la lettre de l'abolition du mahdisme).

3-L'application par al-Ma'mûn des accords conclues avec le roi Ferdinand de Castille :

*-La construction d'une Eglise à Marrakech.

*-La construction de maisons pour les milices chrétiennes et leur famille.

*-La garantie de la liberté de circulation et de réunion aux Chrétiens (Voir sur cette troisième décision : IBN KHALDÛN cAbd al-Rrahmân, al-cibar..., p., 531. IBN cIDÂRÎ al-Murrâkushî, al-Bayân al-mughrib..., pp., 288-189. IBN ABÎ ZARc, al-Anîs al-mutrib..., 253).

(2)-Sur la tribu Hintâta et leur espace voir les descriptions de :

-AL-BAYADQ Ahbâr al-Mahdiy..., 62.

-IBN cIDÂRÎ, al-Bayân al-mughrib..., p., 290.

-IBN AL-KHATÎB, Nufadat al-jirâb fî culâlati al-ightirâb, éd., par AL-cABÂDÎ Mukhtâr, édit., Dâr al-Nnashr al-Maghribiya, Casablanca, 2985, pp., 43 à 80.

-DE GENIVAL Pierre, Les Emîrs des Hintâta Rois de Marrakech, dans H., T., XXIV, 1937.

(3)-BRUNSCHVIG Robert, La berbèrie orientale sous les Hafsîdes, Paris, 1940, T., I, pp., 39 sq.

-AGNOUCHE Abdelatif, Histoire politique du Maroc..., p., 111.

(4)-IBN cIDÂRÎ, al-Bayân al-mughrib..., p., 291.

(5)-Sur l'abolition du mahdisme voir :

-IBN cIDÂRÎ, al-Bayân al-mughrib..., p., 286.

-ANONYME, al-Hulal al-mûshiya..., p., 164.

-On note que la dislocation de l'empire almohade eut lieu entre 610-627 H. Après la mort du calife al-Nnâsir, les problèmes de succession au trône se sont aggravés par l'intervention des clans des grands shaykhs et la défaite d'al-cUqâb. Ainsi qu'en 610 de l'Hégire le successeur a été le fils d'al-Nnâsir Yûsuf al-Mustansir, calife à 16 ans d'après cAbd al-Wâhid al-Murrâkushî (al-Mucghib..., p., 459), et à dix ans selon l'auteur d'al-Hulal al-mûshiya..., p., 162 et IBN cIDÂRÎ, al-Bayân al-mughrib..., partie almohade..., p., 265. Après la mort d'al-Mustansir en 620 H/ 1227 ap.J.C, le vide politique avait fait que deux candidats au trône de la famille cAbd al-Mu'min apparaissent : Abû Muhammad cAbd al-Wâhid à Marrakech et cAbd Allâh Yacqûb al-Mansûr al-cÂdil en Andalousie. Dans de telle situation politique, pour le moins critique, laquelle nous a été décrite par Ibn Khaldûn, Ibn Abî Zarc, cAbd al-Wâhid al-Murrâkushî, Ibn cIdârî et cAbd al-Mâlik al-Murrâkushî... . Les querelles de la famille cAbd al-Mu'min (tribu au pouvoir) au cours de ces 16 années n'ont fait qu'accumuler les pouvoirs aux mains des grands shaykhs vizirs parmi eux: le clan du grands shaykh Abû Sacîd cUtmân b. cAbd Allâh b. Jâmic, famille apparentée à Ibrâhîm b. Jâmic, ami intime du Mahdî Ibn Tûmart a détenu le vizirat pendant 25 ans (voir cAbd al-Mâlik al-Murrâkushî, al-Ddayl wa al-takmila, éd., par BENCHRIFA Mohamed, édit., Manshûrât al-Akâdimiya al-Maghribiya, Rabat, 1984, T., I, p., 177) et son rivale Abû Zayd cAbderrahmân b. Mûsâ b. Yûjân Ibn Yahyâ al-Hintâtî, apparenté aux Hafsîdes de Tunis (voir IBN cIDÂRÎ, al-Bayân al-mughrib..., partie almohade..., pp., 225-232-237-238-253, et cABD AL-WÂHID al-Murrâkushî, al-Mughrib..., pp., 442 à 443). Donc le fait de l'abolition du mahdisme était un défi aux grands shaykhs almohades qui ont instauré le pouvoir de leurs choix au détriment de celui du calife, c'est-à-dire que la crise politique (la Mihna d'al-Ashyâkh) entre 627-630 de l'Héjire était un conflit qui opposé deux institutions : l'une califale attachée au pouvoir absolu et l'autre qui le réduit au nom de la légitimité historique.

(6)-IBN cIDÂRÎ, al-Bayân al-mughrib..., partie almohade.., p., 293.

-AGNOUCHE Abdelatif, Histoire politique du Maroc..., p., 112.

-LE TOURNEAU Roger, Sur la disparition de la doctrine almohade..., p., 197.

(7)-IBN cIDÂRÎ, al-Bayân al-Mughrib..., partie almohade..., p., 293.

-AGNOUCHE Abdelatif, Histoire politique du Maroc..., p., 112.

-On note que les assauts militaires ont réduit les territoires du pouvoir central à la région de Marrakech, seul bastion du calife. L'Andalousie est passée sous l'autorité d'Ibn Hûd al-Judâmî qui avait pris le titre d'Amîr al-Muslimîn wa Nâsir al-Ddîn et le laqab d'al-Mutawakil calâ Allâh, avec une reconnaissance du calife cAbbâside al-Mustazhir bi-Allâh (voir la lettre d'Abû Jacfar al-Mustazhir bi-Allâh de 629 de l'Héjire à Ibn Hûd dans Ibn cIdârî, al-Bayân al-mughrib..., partie almohade, pp., 294 à 295). La révolte des habitants de Sabta au nom d'Ibn Hûd, et celle de Sijilmâsa, ces deux villes presque autonomes ont aggravé la dislocation de l'empire (IBN cIDÂRÎ, al-Bayân al-mughrib..., p., 297). Mais en même temps les deux futures forces politiques font leur apparition sur la scène politique, d'une part la dissidence de Banû al-Ahmar sous la direction de Muhammad b. Yûsuf au laqab d'al-Ghâlib bi-Allâh et d'autre part l'assaut militaires des tribus Banû Marîn sur les territoires orientaux du Maghrib al-Aqsâ.

(8)-IBN AL-KHATÎB, al-Lamha al-badriya fî târîkh al-Ddawlat al-Nasriya, édit., Manshûrât Dâr al-'Âfâq al-Jadîda, Beyrouth, 1978, p., 43.

(9)-ANONYME, al-Dakhîra al-saniya..., pp., 84-85.

-Les inscriptions mérinide confirme cette évolution de la titulature voir à titre d'exemple les inscriptions dans l'annexe, ainsi que VAN BERCHEM Max, Titres califiens d'Occident..., op.cit.

(10)-IBN BATÛTA Voyage, I, De l'Afrique du Nord à la Mecque, trad., par DEFREMERY C. et SANGUINETTI B. R., édit., François Maspero, 1982, p., 70.

(11)-Voir la chronologie des relations Mérinido-Moyen-Orient.

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